Je, d'un accident ou d'amour

 

 

 

 

 

 

De « Printemps des poètes » en moments littéraires divers, depuis sa création, la Compagnie « Les Petits Désordres » s'est délibérément centrée sur le poème, sur l'écrire et le dire poétiques.

C'est dans cette logique qu'elle a créé « Quartier libre » sur des textes de J. Prévert, puis s'est consacrée au poète et chansonnier libertaire Gaston Couté avec : « Le semeur d'allumettes » et « Quand le temps est à l'orage » avant d'aborder J. Lacarrière et sa phrase majestueuse.

 

C'est cette même orientation qui l'a amenée à se pencher sur l'écriture de Loic Demey, avec « Je, d'un accident ou d'amour ».

 

 

 

 

 

Un récit, pourtant....

 

 

 

Certes, il s'agit d'un récit, dont la découverte a été pour nous une surprise et un ravissement. Mais nous avons été immédiatement conquis et interpellés par sa forme, son écriture et sa fulgurance poétique. Des mots manquent à l'appel de la syntaxe la plus élémentaire, et, paradoxe, ce qui en résulte est , non un manque, mais un surcroît , un surplus , et comme une valeur ajoutée.

 

 

 

Jouer, se jouer de la présence et de l'absence...

 

 

 

 

Très vite est apparue l'idée que ce texte méritait plus qu'une simple lecture personnelle à voix basse . Il pouvait gagner à être dit, entendu, partagé, tant l'intrigue était métamorphosée, dynamitée, transfigurée et magnifiée par le parti pris de l'écriture, ses choix, et son rythme. Ainsi, dans la lignée de Ghérasim Luca , ce texte invite à imaginer, à inventer, à jouer et à se jouer de la présence et de l'absence, des mots qui nous sont donnés autant que de ceux qui ne le sont pas.

 

 

Entre jeu et je

 

 

 

Ainsi, séduit, je me suis mis à examiner le texte dans ses ressorts, à le pressurer, à le questionner. A chaque fois, de ce travail de diction qui conservait au texte sa prééminence, sortait quelque chose de nouveau, de surprenant, et aussi d'insaisissable ; ce qui me laisse penser qu'il porte en lui bien d'autres possibles.

 

 

 

Une lecture lyrique

 

 

Nous avons fait le choix d'un accompagnement musical simple. Le piano, dans une très libre composition, vient amplifier, souligner ou atténuer, épier, provoquer,  développer et faire se télescoper avec humour musique et mots, notes et voix.

 

 

 

2 personnes sont sur scène: Marie Serpereau  au piano et Philippe Marchand . Le texte est lu intégralement, en une lecture lyrique, partagée . Durée: 25 minutes